Nature et environnement

Quand le thermomètre s’affole, la faune sauvage trinque

today28 juillet 2026

La Corrèze fait face à sa quatrième vague de chaleur depuis le printemps. Même dans la campagne limousine, la faune sauvage, et notamment les oiseaux, subit les effets des températures élevées. Déshydratation, brûlures ou manque de refuges peuvent la fragiliser. Points d’eau, zones de fraîcheur et gestes adaptés permettent de l’accompagner durant la canicule.

Avec les fortes chaleurs, les oiseaux sont particulièrement exposés à la déshydratation. Même dans la campagne limousine, quelques points d’eau et zones de fraîcheur peuvent les aider à traverser la canicule.

La quatrième vague de chaleur depuis le printemps en Corrèze rappelle que la campagne limousine n’échappe pas aux conséquences des températures élevées. La LPO considère qu’une canicule correspond à des températures nocturnes qui ne descendent pas sous 20 °C pendant plus de trois jours, associées à des températures supérieures à 30 °C en journée. Pour la faune, les conséquences sont multiples. Lorsque l’air atteint 30 °C, une route exposée au soleil peut dépasser 60 °C et provoquer des brûlures chez les petits animaux. Les oiseaux sont particulièrement concernés. Sous les toits, les jeunes hirondelles et martinets peuvent souffrir de suffocation, se rapprocher du bord du nid à la recherche d’air et tomber au sol. L’assèchement des points d’eau peut aussi contraindre les animaux à parcourir plusieurs kilomètres, avec un risque de fatigue et d’épuisement.

De l’eau et de l’ombre pour traverser la canicule

Dans un jardin ou sur un balcon, accompagner la faune commence par la mise à disposition d’eau fraîche. La LPO recommande des récipients peu profonds, d’environ 5 à 7 cm, avec une pierre permettant aux oiseaux et aux insectes de se poser sans se noyer. L’eau doit être renouvelée régulièrement. Une autre fiche de la LPO destinée aux oiseaux conseille un récipient de 3 à 4 cm de profondeur, rempli d’eau fraîche renouvelée tous les jours, idéalement le matin, placé si possible à l’ombre et dans un endroit dégagé. Une mare peut également constituer un refuge. Côté végétation, la tonte différenciée et le fauchage tardif conservent des espaces plus frais : une étude citée par la LPO a relevé jusqu’à 45 °C au sol sous une herbe non fauchée lors des journées les plus chaudes, contre plus de 60 °C avec une herbe coupée à ras.

Des précautions particulières pour les oiseaux

Face à un animal qui semble souffrir de la chaleur, la LPO recommande d’abord de l’observer et de disposer une coupelle d’eau à proximité. Chez un oiseau déshydraté, une respiration rapide, des étourdissements, une léthargie ou une confusion peuvent être observés. La fiche de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes préconise alors une hydratation goutte à goutte sur la pointe du bec et un isolement au calme pendant au moins 3 h dans un carton percé, dans une pièce tempérée entre 27 et 30 °C. Il ne faut pas verser d’eau directement dans son bec, le mouiller, le placer dans une pièce à moins de 25 °C ou l’installer dans une cage. S’il s’agit d’un oisillon, la LPO indique que sa prise en charge par un Centre de Sauvegarde est impérative, après l’avoir réhydraté avec 2 à 3 gouttes sur la pointe du bec. En Limousin, un centre de sauvegarde de la faune sauvage est implanté à Verneuil-sur-Vienne : quand le thermomètre s’envole, mieux vaut que les oiseaux soient les seuls à en faire autant.

Écrit par: Frédéric